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Guillaume &
Mikajoh

Le parachutisme

empreinte

Le parachute est un dispositif destiné à freiner le mouvement, vertical d'un objet ou d'un individu dans les airs. Historiquement, le parachute sert à rendre possible le retour au sol en bonne condition d'une personne sautant d'un avion ou d"un ballon. Le terme a été appliqué à de nombreux dispositifs destinés à empêcher une chute ou à ralentir un appareil au moyen d'un dispositif pouvant être différent d'un parachute de descente, par exemple, le parachute d'un ascenseur (invention française de P.J. Fontaine au XIXe siècle concernant les cages des mineurs).

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L'antiquité et la culture chinoise et arabe mentionnent des cas de sauts, en général à partir d'une tour. En 852, Ibn Firnas décide de voler en se lançant depuis la grande mosquée de Cordoue à l'aide d'un énorme manteau pour amortir sa chute. En 880, à l'âge de 70 ans, il se fait confectionner des ailes en bois recouvertes d'un habit de soie qu'il avait garni de plumes de rapaces. Il se lance d'une tour surplombant une vallée. Même si l'atterrissage est mauvais (il s'est fracturé deux côtes), il resta dans les airs un certain temps en vol plané. Il fut observé par une foule qu'il avait par avance invitée.
On rapporte qu'à l'époque de la Renaissance, un ingénieur croate, Fausto Veranzio, réussit un saut depuis l'une des tours de Venise.
 

C’est à Leonard de Vinci que revient le mérite d’avoir, le premier imaginé scientifiquement un projet de parachute à l’usage de l’homme. Il a conçu ce premier parachute entre 1485 et 1502, alors qu’il est établit à Milan, à la cour de Ludovico il Moro où il est engagé comme musicien, mais aussi comme ingénieur, architecte et sculpteur.
Ses projets pour le vol humain sont très proches de ceux utilisés aujourd'hui.

 
 
 

L'histoire du parachute n'a pu véritablement commencer qu'à partir du développement d'aéronefs :  montgolfière puis avions. Le parachutage de petits animaux est expérimenté dans les années 1780 par des physiciens comme Jean-Pierre Blanchard et Louis-Sébastien Lenormand. Ce dernier invente le terme parachute (préfixe para du latin paro, contrer, parer et chute, le fait de tomber et également par analogie avec le parasol auquel ressemble son engin, qu'il utilise pour sauter de l'observatoire de Montpellier le 26 décembre 1783. Son engin est muni de fortes armatures de bois.
Fin 1796, André-Jacques Garnerin réussit le parachutage d'un chien à partir d'un ballon. Il met alors au point un dispositif composé seulement de toile. Avec lui, il s'élance avec succès le 22 octobre 1797 depuis un ballon situé à 915 mètres au-dessus du Tivoli de Paris. Son parachute initial, comme l'engin de Louis-Sébastien Lenormand, oscille dangereusement, problème qu'il résout grâce à l'invention de la tuyère centrale. L'engin comporte une coupole et une nacelle accrochés au ballon gonflé à l'hydrogène. Arrivé à bonne altitude, les cordes qui le retiennent au ballon sont coupées et la nacelle redescend vers le sol retenue par le parachute ouvert au-dessus d'elle.

 

Différentes améliorations sont ensuite apportées au parachute, notamment par les Américains. Le 1 mars 1912 a lieu le premier saut en parachute depuis un avion, effectué par un Américain, Albert Berry, au-dessus de Saint-Louis (Missouri). Le 19 août 1913, le Français  Adolphe Pégoud, à Châteaufort dans les Yvelines, saute de son avion Blériot sacrifié pour l'occasion à 250 mètres du sol. Il heurte avec son épaule l'empennage de son avion et termina sa chute dans un arbre. Le 13 février1914, à Juvisy, le lieutenant-aviateur Jean Ors saute en parachute d'une hauteur de trois cents mètres depuis un Deperdussin piloté par Lemoine et atterrit sain et sauf. Pourtant, au cours de la Première Guerre mondiale, le parachute de secours n'est en usage que sur les ballons d'observation. Le premier saut militaire est effectué le 17 novembre 1915 par Constant Duclos.
Les équipages partagent le sort de leur avion ou dirigeable désemparé ; seul l'empire allemand en équipe ses pilotes et seulement à partir de 1918. Outre des considérations d'ordre psychologique – il a même été écrit que certains état-majors avaient peur que les pilotes n'abandonnent un peu trop vite leurs avions en cas de danger –, ce retard est avant tout dû au fait que le parachute représente encore un poids significatif pour les appareils de l'époque.

 
Le parachutisme militaire est une idée qui ne peut être mise en œuvre qu'à partir du moment où des avions gros porteurs sont disponibles. Les expérimentations pendant les années 1930, notamment par les Allemands et les Russes débouchent au cours de la Seconde Guerre mondiale sur des opérations militaires ambitieuses (invasion de la Crète par les Allemands, débarquement allié en Normandie puis tentative de percée en Hollande), souvent très coûteuses pour les paras. À cette époque on voit la naissance du largage aérien où des charges avec parachute sont lancées d'un avion pour ravitailler les troupes au sol.
 
Après la Seconde Guerre mondiale, le parachutisme sportif commence à se développer dans la foulée du parachutisme militaire et rapidement les parachutes utilisés et les pratiques s'adaptent à un usage sensiblement différent ; les sportifs se lancent à plus haute altitude, font des figures à plusieurs, commandent eux-mêmes l'ouverture du parachute, visent un point très précis, etc.). Dans les années 1980, pour cet usage, le parachute classique commence à laisser la place à la voile rectangulaire (développée dans les années 1970, comme les parapentes) et le vocabulaire s'adapte : on distingue le parachute rond (le classique) et les ailes.
 
 

Contrairement à l'idée largement répandue dans le grand public, les parachutes servant au parachutisme sportif, par opposition au parachutisme militaire, ne sont plus des parachutes de type hémisphériques (conçus pour le largage en masse de troupes militaires aéroportées et ayant une capacité de manœuvre très limités) mais des ailes, ayant une vitesse horizontale, pouvant se diriger, mais ne pouvant pas reprendre de l'altitude comme un parapente. Cette capacité de vol d'une voile de parachute permet au parachutiste de se poser debout sur ses pieds et sans choc lorsque la manœuvre d'atterrissage est correctement effectuée.

 
Un parachute sportif se compose :
- d'un sac-harnais : c'est à la fois un sac qui contient les voiles (principale et de secours) et un harnais dans lequel prend place le parachutiste 
- de deux voiles, une voilure principale et une voilure de secours qui sont reliées aux élévateurs par les suspentes, les élévateurs de secours font partie intégrante du harnais et les élévateurs principaux sont reliés au sac-harnais par un système de libération dit système trois anneaux. Ce système permet de désolidariser la voilure principale du harnais pour permettre l'épanouissement de la voilure de secours en cas de besoin sans qu'elle n'interfère avec la voile principale 
- d'un déclencheur de sécurité.
 
 

Le parapente est un aéronef dérivé du parachute, permettant la pratique du vol libre ou du paramoteur. De nos jours, son utilisation, qui constitue un loisir et un sport, est indépendante du parachutisme et se rapproche plus d'autres pratiques de sports aériens comme le vol à voile ou le deltaplane.
L'histoire du parapente commence en 1965 avec la mise au point de la Sailwing par Dave Barish. Il nomme cette nouvelle discipline slope soaring (vol de pente).
Parallèlement à cette invention, Domina Jalbert crée un parachute à caissons qu'il considère comme le remplaçant du parachute parabolique : le parafoil. Ce concept évolue vers la chute libre mais lègue au parapente les concepts de double surface et de caissons.

 

Un parapente est composé d'une aile (parfois également appelée voile), à laquelle est suspendue la sellette (8)  par des suspentes (5, 6 et 7).
Le pilote dispose de deux commandes pour manœuvrer ainsi que d'un dispositif d'accélération utilisable aux pieds (accélérateur) ou à la main (trim) et souvent d'un parachute de secours intégré soit à la sellette, soit en poche ventrale. L'aile est fabriquée à partir d'un tissu résistant et léger. Elle est composée de caissons dans lesquels l'air s'engouffre afin de lui donner sa forme (3 et 4). L'aile est profilée comme une aile d'avion, ce qui génère la portance du parapente. Cette force qui s'oppose à la gravité permet au parapentiste de ralentir sa chute (selon l'axe vertical) à environ 1 mètre par seconde alors que dans le même temps le parapente s'est déplacé horizontalement de 8 mètres pour un parapente d'initiation, à plus de 12 mètres pour les engins de compétition (soit une finesse de 8 à plus de 12).
L'avant de l'aile est appelé le bord d'attaque et l'arrière le bord de fuite. Le bord d'attaque est le côté par lequel l'air entre dans les alvéoles de l'aile.
On dit caisson entre deux points d'attache de suspentes et alvéole entre deux cloisons internes.
La partie supérieure est appelée l'extrados (1) et la partie inférieure l'intrados (2).

 
En conclusion, la pratique du parapente doit s'apprendre dans des écoles de vol spécialisées sous la responsabilité d'un encadrement sérieux et compétent pour la préparation aux différentes épreuves. Rappelons qu'il s'agit d'un sport très technique.
 

Le paramoteur est un aéronef de la catégorie des ULM. Il est composé d'une voile de parapente, et d'un moteur léger intégré à une cage de protection portée sur le dos du pilote. Une hélice offre la poussée nécessaire.
Le décollage se fait à pied ou assis sur un chariot équipé de roues ou de skis. Il existe des paramoteurs à une ou à deux places.L'appareil ne requiert que très peu d'espace pour le décollage et l'atterrissage. En fonction de la vitesse des vents, il aura éventuellement besoin d'un seul pas à quelques mètres pour le décollage. Il n'est pas rare que les atterrissages s'effectuent simplement en posant les pieds au sol. Les atterrissages s'effectuent d'ailleurs généralement moteur coupé.

 
En plus de permettre le décollage à partir du sol plat, et donc d'éviter d'avoir à décoller d'une montagne, la présence du moteur permet également de bénéficier d'une puissance de poussée sur demande qui n'est pas disponible en parapente.
L'appareil est facile à manier, et il peut effectuer un virage de faible rayon. Sa vitesse de déplacement par rapport au sol est d'environ 40 km/h, à laquelle on ajoute ou on soustrait la vitesse du vent.
L'appareil ne requiert que très peu d'espace pour le décollage et l'atterrissage. En fonction de la vitesse des vents, il aura éventuellement besoin d'un seul pas à quelques mètres pour le décollage. Il n'est pas rare que les atterrissages s'effectuent simplement en posant les pieds au sol. Les atterrissages s'effectuent d'ailleurs généralement moteur coupé.
 

Une dernière sous-discipline du parachutisme sportif est le parachutime ascensionnel. Il consiste à s'élever dans les airs accroché à une voile similaire à celle d'un parachute depuis le sol ou un plan d'eau en étant tracté rapidement.
À la différence du parapente où le démarrage s'effectue en courant, l'air gonflant la voile depuis une certaine hauteur en surplomb, le décollage s'effectue depuis le bas par ascension due à la vitesse importante d'un véhicule ou d'un treuil auquel le passager est relié par un câble, l'air s'engouffrant progressivement dans la voilure. Les conditions climatiques sont peu contraignantes. Il suit pour s'élever dans les airs un principe de portance similaire à celui d'un planeur tiré par un treuil en bobine. Les départs sont devenus très fréquents en partant au large d'une plage depuis la plate-forme d'un bateau rapide.

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Le savais-tu ?

Jeanne Geneviève Labrosse née en 1775 et morte en 1847 était une aérostatière et parachutiste française. Elle était l'épouse d'André-Jacques Garnerin, l'inventeur du parachute.
Lorsqu'elle s'envole seule à bord d'un ballon le 10 novembre 1798, elle est l'une des premières femmes au monde à conduire un tel engin. Le 12 octobre 1799, elle fut, en revanche, sans conteste, la première femme à sauter en parachute, d'une altitude de 900 mètres.

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